Il existe des films qui, sur papier, donne le goût aux gens de sautiller sur place en tapant des mains, tellement il promet de satisfaire. Par exemple, De père en flic, le quatrième film en carrière du réalisateur Émile Gaudreault (Mambo Italiano), qui met en vedette deux titans du cinéma québécois, Michel Côté et Rémy Girard, et qui marque les débuts au grand écran du darling de l'humour, Louis-José Houde. Un film qui, de par son genre, ne peut que rappeler un autre opus québécois qui, il n'y a pas si longtemps, a fracassé tous les records au box-office canadien. Déjà sur papier, la barre est haute...
Jacques Laroche (Côté) est une légende dans le milieu policier. Son fils Marc (Houde), aussi policier, est loin de l'être. Le père est un dur autoritaire et fendant alors que le fils 'manque de viande' et est trèèèès expressif. Ensemble, ils forment un tandem qui crée des flamèches, pour ne pas dire qui met le feu au cul. Et c'est bien malgré eux qu'ils sont jumelés pour partir en mission undercover dans une retraite ou les pères et fils aliénés vont pour resserer leurs liens. Objectif? Convaincre un autre dur, Maître Charles Bérubé, qui tente de reconnecter avec son fils qui le déteste, de livrer son client, Mononc Tardif, chef des Blood Machines, aux autorités.
Après Nuit de Noces et Mambo Italiano, Émile Gaudreault n'est plus un néophyte de la comédie. On peut même s'attendre à un scénario et une mise en scène punchés, bien rythmés, surtout si la comparaison à Bon Cop Bad Cop, un film qui a suivi la bonne recette, sera inévitable. Cependant, De père en flic tombe quelque peu à plat. Les gags ne décollent jamais véritablement. Le film ne nous laisse aucune bonne scène qui pourrait faire l'objet d'une conversation du genre 'Te souviens-tu du boutte quand...?'
Heureusement, Gaudreault s'est entouré d'une distribution qui sait tirer le maximum de son texte. À ce point-ci, il n'est plus nécessaire de louanger Michel Côté, hilarant dans son obstination à demeurer le mâle dominant, et Rémy Girard, qui joue si bien le paranoïaque délirant. Nous devons aussi saluer les interprétations de Caroline Dhavernas, Robin Aubert et Patrick Drolet qui, malgré leurs rôles (ex-blonde qui attend d'être reconquérie, psy zen et fils qui ne vit que pour en vouloir à son père), savent déjouer les stéréotypes.
Enfin, mon cher Louis-José, c'est difficile à dire si c'est à cause de tes commentaires farfelus, ton sens impeccable du timing ou bien simplement ta bouille sympathique, mais on veut que tu réussisse. Vraiment! Et ton potentiel d'acteur est plus que palpable, mais en sortant du cinéma, on a vraiment le goût de te demander: as-tu déjà pensé à des cours d'acting?
Pour les fans des Habs, on ressent un petit pincement au coeur quand les hommes à la retraite parlent de leurs joueurs préférés: Bégin, Kostopoulos, Koivu, Tremblay, Kovalev...*soupir*
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